Avant, elle aimait les mauvais garçons

mauvais garçons

DITES-MOI UN PEU, c’est quoi votre type d’hommes ?

Elle, elle aime les mauvais garçons. Et ça ne date pas d’hier. A treize ans déjà, cette « jeune fille de bonne famille » avait succombé au charme de David, dix-sept ans, peu impliqué dans son CAP boucherie mais régulièrement impliqué dans des braquages de laveries automatiques… Son cou de taureau et ses mains puissantes l’avaient bouleversée mais quand en plus, elle découvrit qu’il fumait et buvait de l’alcool, alors là, ce fut une véritable révélation pour son petit cœur d’ado.

Heureusement, personne n’en sût jamais rien. Pas même le principal intéressé. Toutefois, cette idylle inavouable, qui n’existât que dans son journal intime de l’époque, eut le mérite de planter le décor de ses prochaines passions…

A quatorze ans, après avoir croisé la route d’un moniteur de planche à voile, bronzé, musclé, dragueur et aux mains baladeuses qu’elle envoya balader, elle se dit qu’elle devait tout de même faire l’effort de s’intéresser à « un gentil ».

Ce fut le cas avec Nicolas… Un vrai prénom de gentil, ça. Malheureusement, le petit Nicolas fut recalé bien avant les auditions et étiqueté « trop chiant » en moins de deux. Vînt ensuite le tour de Christophe, parfaitement inculte, joyeusement fainéant, vicieux à souhait mais obnubilé par l’idée de « coucher » ce qu’elle refusait catégoriquement.

A quinze ans, elle commença sa vie « d’apprentie-noctambule », fit ses premiers pas dans le monde de la nuit et adora rencontrer tous ces hommes sombres, cabossés, dépravés, qu’on ne voit pas le jour (Ils dorment !). Leurs propos, souvent incohérents, en faisaient des hommes mystérieux si bien qu’elle ne savait jamais si elle avait affaire à un artiste, un fou ou un banal abruti.

Sa vie de jeune femme s’articula ainsi : de longues périodes de jeûne affectif, entrecoupées de relations intenses et brèves avec des mauvais garçons. Parfois, dans le lot, « un gentil » faisait une petite apparition. Un figurant, rien de plus.

Une nuit, elle rencontra Antoine. Il avait tout pour lui : sombre, torturé, alcoolique, drogué mondain (genre coké comme Beigbeder), instruit et diaboliquement intelligent. C’était enfin « le bon »… Et « le pire », en fait.

Au bout de trois mois, elle avait déjà des tas de bonnes raisons de le quitter mais leur histoire dura trois ans. Le temps passe vite quand les jours se suivent sans jamais se ressembler, quand le lundi on s’aime, que jusqu’au dimanche on se déteste et qu’entre les deux on se manque.

Le problème avec Antoine, c’est que rien n’était neutre, fade ou en demi-teinte. Il péchait par excès de tout : de douceur, d’alcool, de bienveillance ou de mensonge. Elle, elle l’aimait, le haïssait, l’admirait, le fuyait et lui revenait.

Un jour pourtant, les femmes, toutes les femmes, touchent le fond et remontent brutalement la surface alors qu’on ne les y espérait plus. La goutte d’eau ou l’instinct de survie. Ce jour là, elle était en voiture avec Antoine quand elle lui annonça qu’elle le quittait. Son ton n’avait laissé aucune place au doute et il comprit immédiatement que son heure avait sonné. Il devint fou, bien plus qu’il ne l’avait jamais été jusque là, dangereux même, et donna brutalement un coup de volant terrible qui envoya la voiture s’écraser contre un mur.

Par miracle, ils en sortirent indemnes tous les deux. Physiquement, du moins.

Depuis, elle a arrêté les « mauvais garçons » et a fini par s’inscrire sur un site de rencontres. Prudente, elle « blackliste » immédiatement les profils dangereux (elle les repère vite) et se concentre sur les mecs biens… sains… équilibrés… Bref, « les chiants ».

Selon elle, comme elle ne veut plus de dépravés et qu’elle ne sera jamais heureuse avec un mec « normal », autant se préparer dès maintenant à finir seule et vieille fille. Ça se tient…

Sauf qu’elle oublie une troisième catégorie d’hommes. Des mecs qui ne sont, ni dingues, ni déprimants, ni violents, ni bisounours ; des mecs qui sont souvent intelligents, très cultivés et avec lesquels on s’ennuie rarement : ce sont les mecs marrants !

Alors, au boulot ma belle ! Parce que non seulement, tu ne vas pas finir ta vie toute seule mais en plus, tes copines ont très envie que tu leur présentes un type aussi drôle et cynique que toi !

Dites-moi un peu, vous en avez connu, vous, des mauvais garçons ?

 

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20 commentaires

  1. Les mauvais garçons ? J’avais 15 ans ! Déjà envie de ne pas rentrer dans le moule….mais suis surtout d’accord sur un point au moins … Les mecs chiants c’est vraiment vraiment chiant ! Mais il en faut pour tout le monde mesdames non ?
    Encore encore des histoires

    1. Le récit c’est juste une histoire de copines et plus j’écoute mes copines plus je réalise tout ce qu’on a en commun. Il y a quelques jours une de mes amies me disait qu’on s’interdisait l’échec. Elle a raison. On se l’interdit à nous mêmes alors qu’on l’autorise à tous ceux qu’on aime. A méditer…

  2. Les bad boys… J’en ai eu au moins trois sur mon « parcours »;.. Mais ton histoire m’a fait repenser à un en particulier. Beau brun ténébreux, moniteur de planche à voile, un peu « sulfureux », avec des tatouages avant la mode, fumeur, bref plus âgé que moi de trois ans (moi 14, lui 17), et un vrai danger ambulant pour la jeune fille sage et de bonne famille que j’étais encore cet été- là (1982). Mon père ne supportait pas que je « zone » tout l’été à la plage, sans faire des activités sportives, et en attirant irrésistiblement les « mouches » sur le miel… Alors il a eu la bonne idée de me payer… des cours de planche à voile! Alors ce qui devait arriver arriva! Nous avons « tiré des bords », beaucoup de bord (bon, à cet âge- là que des bords mdrr!), c’est l’expression en planche à voile (si! si!), et quand nous étions bien loin, plus en vue de plage, à l’abri des regards, cachés derrière la voile, nous… Bref! Vous l’avez compris, ce n’est pas en planche à voile que j’ai le plus progressé l’été de mes 14 ans!!

  3. J’avais 14 ans aussi…… j’habitais à l’époque à l’extérieur de Nice…. on va dire dans la banlieue !!! mes parents en plein divorce et moi une farouche envie de transgresser la bienséance 🙂 alors il est arrivé, non pas sur son cheval blanc (je n’ai jamais cru au prince charmant) mais sur son scooter !!!! il disait être follement amoureux (il avait 19 ans…) et me voilà partie avec lui, à travers Nice, en scooter…. bien entendu dans l’ignorance totale de ma mère… il m’a emmené dans sa banlieue, plus vers l’ouest de la ville :). Je vous passe les détails des trafics en tous genres que ce cher jeune homme pouvait pratiquer…… mais j’avais l’impression d’être libre. Une fin d’après midi, il vint me chercher avec le poste radio cassette sur l’épaule !!!! oui oui le vrai cliché 🙂 c’était génial de pouvoir emmerder haut et fort (musique oblige) les passants… sauf que je ne savais pas que mon père était à ma recherche, en voiture, dans tout le quartier, et n’allait pas tarder à me tomber dessus…… je vous laisse deviner la suite….. stop et fin de l’histoire de la jeune fille de bonne famille et du voyou notoire !

  4. Le premier m’a déshabillée si rapidement que j’ai pris peur. Le 2e était beaucoup trop lent c’est moi qui lui ai fait peur. Le 3e j’ai fait 2000km de train pour le rejoindre, il m’a larguée à mon arrivée en m’annoncant qu’il en avait une autre depuis 1 mois. Le 4e était marié depuis 10 ans et avait juste besoin de se prouver qqchose. Le 5e baisait comme un footballeur « sans les mains, et droit au but », et à bien failli me dégoûter de la chose. Entre temps il y a eu aussi celui que j’ai retrouvé qques années après, et qui avait finalement « viré de bord ». Et celui qui ne m’avait séduite que pour gagner un pari avec ses potes.
    Et puis le dieu du sexe est arrivé. Il était beau, il était drôle, il était gentil, curieux et cultivé, il m’aurait suivie jusqu’au bout du monde. Je m’en suis mefiée comme de la peste. 2 ans après, il était toujours là. 4 ans après, il était toujours là. J’ai commencé à flipper. Un vrai « gentil ». J’ai voulu le tromper, avec mon premier. Juste comme ça, pour être une badgirl. Le premier a décliné l’invitation, me renvoyant à mon gentil. J’ai épousé mon gentil. 15 ans après, il est suffisamment gentiment salaud pour pimenter notre quotidien. Je l’aime, ce con.

    1. Après un récit comme celui là (gros kiffe en le lisant !), je me dis que tous les espoirs sont permis… même avec un gentil ! Et surtout je te dis merci, badgirl3, parce que tu viens de nous rappeler une chose essentielle et que beaucoup de femmes oublient : on a le droit de faire des boulettes

  5. Bon bien moi j’avais 17 ans j’avais hâte de quitter l’appartement de ma maman dans ce quartier de Nice qui me sortait des yeux. Et la un soir en boîte de nuit il était là avec son blond décoloré c’était la mode en 98… Waouhhhhhh piercing tattoo beau gosse et tout et tout. Je suis tombée sous son charme il venait de sortir de prison et vite fait on a habité ensemble mais il continuait à faire des bêtises moins grave heureusement mais il le faisait et hop 4 ans plus tard notre fille arrivait… et il bossait et continuer à faire des bêtises et à fumer… bref il m’a fallu 10 ans pour enfin partir… et depuis ce temps j’ai collectionné encore des bad boy en couple ou des blaireaux sans avenir… puis 1 gentil ça a duré 9 mois et des cons encore. Un second gentil 9 mois et des cons encore… et le dernier gentil au top du top et cela fait 9 mois et c’est fini… Bref je vais arrêter avec les cons les gentils. 2017 je souhaite un drôle

  6. Quand tu sors avec un mec de 3 ans plus vieux que toi ( toi tu as 16 ans) et que tu adores le fait qu’il n’essaye pas de coucher avec toi et qu’il n’essaie pas de te voir absolument le soir alors que de toute façon tu n’as qu’une demi heure montre en main pour rentrer du bahut avant que ta mère te tombe desssus, quand tu as une grande sœur en fac avec des tas de potes sympas et que toute fière tu débarques avec « Henri » un après midi où tu t’es débrouillé pour sécher les cours ,dans le pub VALROSE ( repaire des étudiants en médecine de l’époque !) que tu présentes  » ton mec » trop fière. Quand tu es très étonnée que tous connaissent le mec en question très bien. Quand ils te prennent à part pour t expliquer qu’il y a un petit problème avec « Henri  » , que s’il n’essaye pas de te voir le soir c’est parce qu’il passe ses soirées au square « Alsace lorraine  » (repaire de rencontre « gay » le soir à l’époque) et que « Henri  » est en fait un gentil homosexuel que tout Nice connaît très bien… et bien là… tu connais ton premier Grand moment de solitude. Plus fière du tout.

    Quand tu sors avec un mec toujours plus âgé bien sûr parce que c’est plus cool. Quand il vient te chercher avec sa Renault 5 Alpine turbo II , que tu es super fière devant les copines ET les copains, quand du jour au lendemain tu n’as plus de nouvelles de lui. Quand tu apprends qu’il est en prison pour trafic de drogue et que sa meilleure planque était l’intérieur du volant de sa super turbo II….quand une fois de plus tu n’es plus fière du tout.

    Quand tu sors avec ENCORE une fois un mec plus vieux que toi . Quand tu te donnes à lui parce que tes connes de copines te disent que tu es hyper en retard et que toutes l’ont déjà fait (mensonge bien sûr mais qu’est-ce qu’on peut être naïve). Quand il t’emmène dans un hôtel hyper glauque style hôtel de passe. Quand ce connard disparaît de ta vie le lendemain même.Quand une fille que tu ne connais pas t’interpelle dans le bus et te dit que tu n es qu’un numéro dans une longue liste. Que ce connard se fait un kif de sauter  » les jeunes filles vierges « …. Quand tu réalises que tu as gâché cette « première fois ». Quand plus tard tu deviens maman et que tu te jures de tout faire pour que tes filles ne vivent pas cette « première fois » avec un MINABLE et que ce soit avec un gentil garçon qui les respectera. ..
    Quand enfin tu peux être fière parce que tu y es arrivée !!!!!

    1. J’ai une Renault 5 Alpine Turbo 2 moi aussi, dans mes souvenirs… Avec des sièges baquets. Je ne me souviens plus du nombre de chevaux mais il y avait un âne au au volant ! Merci BEAUCOUP pour ce que ces petits bouts de ton histoire que tu as accepté de partager. Ne regrette rien ! Il n’y a que nos erreurs qui nous servent de leçons. D’ailleurs, tu le dis toi même : « tu y es arrivée »…

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